Il est difficile de résister à ce "gentil p'tit
chien dans la vitrine". Pourtant, ceux qui aiment les
animaux et sont à la recherche d'un compagnon devraient
ne jamais s'approcher des animaleries et de certains
éleveurs. Le commerce des animaux de compagnie est cruel
sous bien des aspects.
D'où viennent les chiens et les chats vendus
par les éleveurs et les animaleries ?
Ils sont souvent originaires d'élevages
concentrationnaires où les femelles sont traitées comme de
vulgaires machines à chiots ou à chatons. Enfermées dans des
arrières-bâtiments de ferme - parfois plus de 100 chiennes dans
un hangar -, des caves ou des cages insalubres, avec manque de
nourriture et absence de soins, elles finissent tuées ou vendues
à des laboratoires. Une fois grands, les bébés qui n'ont pas
trouvé preneur subiront un sort identique - même chez les
particuliers que la loi autorise à être "fournisseurs
occasionnels" pour l'expérimentation animale. Se disant
éleveurs amateurs, de nombreux particuliers saturent aussi le
marché pour arrondir leurs fins de mois. Il s'agit en fait
d'élevages clandestins dont les conditions sont parfois loin
d'être acceptables. One Voice a découvert une femelle de braque
qui devait élever ses chiots enfermée dans un placard ! Il
existe toutefois des éleveurs professionnels sérieux, et il est
facile de les reconnaître : ceux-là ne proposent qu'une ou deux
races correspondant à leur spécialité. Mais attention à la
confusion avec certains "amateurs douteux" qui font de
même.
Le développement des élevages industriels
De plus en plus de chiots et de chatons arrivent
par camions des pays de l'Est chez des
"éleveurs-vitrines". Après la séparation précoce
d'avec leur mère - qui, elle, reste dans l'enfer des élevages
intensifs - et un voyage harrassant, parfois de milliers de
kilomètres, ils parviennent en France où leurs prix très bas
procurent de gros bénéfices, même avec une mortalité élevée.
Et personne ne se doute de leur provenance, ni de l'enfer
entretenu par le commerce de ces animaux si mignons.
Acheter un animal dans un élevage ou un
animalerie n'est pas une bonne action
L'argent mis dans ce circuit contribue chaque fois
au malheur de centaines d'autres animaux : ceux qui vivent dans
les élevages industriels cachés du public et ceux qui, trop
nombreux, finiront euthanasiés dans les refuges. Il n'y a que
deux solutions à la surpopulation : l'euthanasie de millions
d'animaux, comme c'est le cas chaque année en France, ou la
régulation des naissances et du commerce. Alors, si vous aimez
vraiment les animaux, allez en adopter dans un refuge. Et si vous
souhaitez absolument un animal de race, certains refuges en auront
sans doute et sinon, il vous est possible de contacter le club de
la race en question et d'adopter un animal abandonné chez eux.
"Le fait que mon chien m'aime plus que je ne l'aime... me
remplit toujours d'un sentiment de honte." (Pr Konrad Lorenz
- Prix Nobel)